Les engagements environnementaux et sociaux prennent toute leur dimension lorsqu’ils peuvent être observés, évalués et confrontés aux réalités du terrain. Gestion des impacts, réhabilitation, biodiversité, droits humains ou encore relations avec les communautés: chacun de ces enjeux appelle un suivi dans la durée.
C’est dans cette logique que la Compagnie des Bauxites de Guinée a accueilli, du 14 au 18 septembre 2026 à Kamsar et Sangarédi, la 10e session de son Comité de Développement Durable, Écologique et Social (CDDES).
Organisée en parallèle de la 102e session du Comité Technique, cette rencontre a permis d’examiner les avancées de la CBG sur les dimensions environnementales et sociales de ses activités, tout en portant un regard sur les actions à renforcer et les recommandations à poursuivre.
Présidée par Claudine Gagnon, représentante de Rio Tinto, la session a réuni Philippe Bélanger d’Alcoa, Balla Diakité du Ministère des Mines et de la Géologie et Alpha Saliou Sacko du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable. Les travaux ont été conduits par Saran Camara, Cheffe Service Performance Sociale et Relations Communautaires de la CBG.
À Kamsar, assurer le suivi des enjeux environnementaux et sociaux
Ouverts par Pierre Dominique Traoré, Directeur Groupe Stratégie, Développement et Qualité, les travaux à Kamsar ont combiné séances de travail et visites de plusieurs installations.
Les membres du Comité se sont notamment rendus aux passages à niveau et au Grand Canal de l’usine. Ces séquences ont été complétées par des échanges sur le suivi des recommandations de l’audit Ramboll, la certification Aluminium Stewardship Initiative (ASI) et les droits humains.
La diversité de ces sujets illustre la portée du CDDES. Son rôle ne consiste pas uniquement à examiner des réalisations ponctuelles, mais à suivre dans le temps la manière dont les enjeux environnementaux et sociaux sont pris en compte dans les activités de l’entreprise, ainsi que l’avancement des actions issues des évaluations et recommandations précédentes.
Cette continuité dans le suivi permet de mesurer les progrès accomplis, mais également de maintenir l’attention sur les sujets qui nécessitent des actions complémentaires.
À Sangarédi, suivre la maîtrise des impacts environnementaux
À Sangarédi, plusieurs étapes ont permis d’observer les dispositifs mis en place pour gérer les impacts associés aux opérations.
La délégation a notamment visité le système de gestion des effluents industriels, le Centre de gestion des déchets, la station de traitement des eaux usées de N’Dounsy ainsi que les installations de gestion du carburant à la mine.
Derrière ces différentes installations se trouve un même enjeu : mieux maîtriser les interactions entre les activités industrielles et leur environnement. La gestion des déchets et des effluents, le traitement des eaux ou encore les conditions de stockage et de gestion du carburant constituent ainsi des composantes concrètes de la prévention et de la maîtrise des impacts environnementaux.
Le parcours s’est poursuivi sur le plateau de Thiapikouré, où les membres du Comité ont suivi le site de réhabilitation 2026, puis à la tête de source du village de Kagnaka.
La réhabilitation traduit ici un enjeu de long terme : accompagner progressivement la restauration des espaces après les opérations et intégrer cette étape dans la gestion environnementale des sites. La visite de Kagnaka a, quant à elle, permis d’inscrire la question de la ressource en eau et de la biodiversité dans l’observation des réalités locales.
Des enjeux environnementaux aux réalités des communautés
Le CDDES porte également son regard sur la dimension sociale des activités de la CBG et sur les programmes mis en œuvre auprès des communautés.
À Sangarédi, la délégation a ainsi suivi plusieurs programmes, notamment le PRMS de Thiapikouré, le PRAMS de Hamdallaye et le PRMS de Kagnaka, avec une visite de l’atelier de couture de Kagnaka.
Ces programmes permettent d’aborder une autre dimension de la gestion des impacts : l’accompagnement des personnes et des communautés concernées par les activités et les projets de l’entreprise.
Le passage sur le terrain offre également la possibilité de mettre en perspective les dispositifs conçus et suivis par les équipes avec leur mise en œuvre auprès des bénéficiaires. Il apporte ainsi au Comité une lecture complémentaire aux indicateurs et aux présentations examinés en séance.
Comme l’a souligné Ahmadou Habib Diallo, Surintendant Relations Communautaires Zone Rails – Port : « Cette session nous a permis de montrer au Comité, sur le terrain et aux côtés des communautés, la manière dont nos engagements se traduisent concrètement, de la réhabilitation du plateau de Thiapikouré aux programmes de moyens de subsistance de Kagnaka et Hamdallaye. »
Un regard qui associe progrès et points d’attention
À l’issue des visites, les équipes HSEC ont présenté leurs résultats, leurs initiatives et leurs perspectives. Le Comité a relevé les avancées enregistrées, notamment dans les domaines environnemental et social, et formulé des recommandations pour consolider les acquis.
Cette capacité à examiner à la fois les progrès et les points qui nécessitent encore une attention constitue une dimension essentielle du CDDES. Elle permet d’éviter une lecture limitée aux réalisations et de replacer chaque action dans une démarche de suivi et d’amélioration.
Claudine Gagnon, Présidente du CDDES, l’a rappelé à l’issue de la session : « Le CDDES continuera d’exercer un suivi exigeant, afin que la performance de la CBG se mesure aussi à la maîtrise de ses impacts et à la qualité de ses relations avec les communautés. »
Une performance qui se mesure aussi à la maîtrise des impacts
Cette 10e session met ainsi en perspective une dimension essentielle de la performance de la CBG. Les résultats opérationnels ne peuvent être dissociés de la manière dont les impacts environnementaux et sociaux sont anticipés, suivis et gérés.
De Kamsar à Sangarédi, le parcours du CDDES a permis de relier les politiques et les engagements à leur traduction concrète : des installations environnementales aux espaces en réhabilitation, des mécanismes de suivi aux programmes conduits avec les communautés.
L’enjeu est désormais de poursuivre les actions engagées, de donner suite aux recommandations formulées et de continuer à mesurer leur efficacité dans le temps.
Car sur ces sujets, les avancées se construisent progressivement : par le suivi, par l’écoute, par la capacité à ajuster les actions et par la constance avec laquelle elles sont conduites.





